A mon pays
Mon pays, c’est le lieu ou dans les braces s’une mere
Sous ses yeux, se passerent les jours de mon enfance
Ou folatre et naive, bercee par l’esperance,
J’ignorais combien la vie etait amere.
Mon pays! C’est un petit coin sur la tere,
Un petit coin qui m’est bien cher ;
Car c’est la qu’on m’apprit, helas! La premiere,
Et la plus douce science, la science d’aimer.
Aimer qui ? D’abord Dieu qui m’a fait naitre,
Puis mes parents, et puis mon cher pays ;
Mon pays! Ah! C’est lui que j’aime, que je cheris,
Fille de Roumains, je le suis, je veux l’etre.
Mais j’aime aussi la France, oh! Oui, douce France
C’est ma sedonde patrie, la sœur de mon pays,
Mon pays! Bienheureux sejour de mon enfance!
Cheres contrees, mes deux meres, je vous cheris!
Patrie
On cherche souvant des defauts
A sa pauvre patrie ;
Mais malgre ses fous et ses sots
Elle est toujours cherie.
On la critique fort souvent,
On la plaint plus encore ;
Et cependant on la defend :
C’est elle qu’on adore.
Sourtout quand longtemps exile
On a vecu loin d’elle,
L’amour profond s’est revele
Dans la cœur infidele.
Et lorsque ses infants ingrats
Reclament sa tendresse,
Elle leur ouvre ses deux bras
Et joyeuse, les presse.
C’est pourquoi, malgre les defauts
Qu’on trouve a sa patrie,
Malgre tous ses fous et ses sots,